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Vignettes : quelques récits de vie collectés ici ou là 

Et ramenés dans nos sacoches...

Cul de jatte.
Enfant, mon grand-père me demandait de lui gratter le pied
Enfant, je faisais semblant de gratter un pied qui n’existait pas.
C’était pour moi un jeu, pour lui un véritable soulagement.
Aujourd’hui…Je suis infirmière

24-05-17Cercle Roue qui tourne.jpg

« Toi et tes origines obscures ! »
Sa mère avait entendu si souvent cette phrase dans sa vie. Bretonne, elle avait été abandonnée, tout
bébé, et n’avait jamais connu la mer.
Pourtant, elle avait transmis à sa petite-fille, Muriel, le gout des Hortensias et la saveur de la mer.
Un amour inconditionnel pour le Bleu-mer et le ressac de l’océan, deux éléments qui seront pour Muriel
toujours des éléments réparateurs.

On l’avait retrouvé dans une grange, soldat très mal en point, mourant échoué dans ce hameau. Ilportait un uniforme bigarré, non reconnaissable. Etait-il Italien ou Autrichien ? Ami  ou ennemi?Tout le hameau en avait pris soin, on l’avait soigné, remis sur pied. Mais l’homme n’avait jamais vouludire ni quel était son nom, ni d’où il venait. « Guerrerio », c’est le nom que le village a fini par lui donner.Guerrerio, c’est le nom de famille que l’arrière-grand père d’Odile leur a transmis.

Je me suis fait vacciner contre ma grand-mère.

J’ai un lien particulier avec ma grand-mère, Bonne Maman qui était très
gourmande, ce que je suis aussi.
Qui était bonne cuisinière, ce que je pense être aussi.
Et qui est morte en riant devant un fim de Fernandel, ce que j’espère
faire aussi, avec ou sans Fernandel.
Et je ne vous parle pas des rondeurs que je suis en trin de prendre et
qu’elle avait aussi.

Ma grand-mère, symbole de la femme libre, pour moi. Née en 1906, une famille
bourgeoise, elle a voulu épouser un apprenti. Elle a dû quitter sa famille, a cassé
et mis à la poubelle sa petite vie de bourgeoise pour épouser l’homme qu’elle
aimait vraiment.
Rejetée par sa propre famille, elle a longtemps été méprisée. Elle est pour moi
une véritable lumière, et un guide :
Faire un peu, juste un peu mais quand même un peu, ce que je veux !

Mon grand-père a été prisonnier pendant la guerre de 14-18. Durant sa
détention, il a fait un jeu de domino : le dessous en bois, le dessus blanc avec des
petits clous pour les chiffres. Depuis ses enfants ont joué avec, puis ses petits-
enfants, et le jeu sert toujours aujourd’hui avec les arrières petits-enfants. Il ne
manque pas une seule pièce ! Toutes les générations y font très attention.

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